Vous arrive-t-il de vous décourager face à un problème qui paraît insoluble? De vous sentir démuni, sans prise sur la situation? De ruminer votre désarroi, votre frustration? Peut-être un changement de point de vue serait-il salutaire: c’est ce que propose Simon Tarea, coach et formateur.
"Un problème, personnel ou professionnel, c’est d’abord une circonstance qui survient, sur laquelle on n’a pas forcément de contrôle – un licenciement, une rupture amoureuse… – mais face à laquelle on peut réagir de différentes manières, plus ou moins propices", expose Simon Tarea. "Si on reste en ‘mode problème’, condamné à subir les événements, on risque de vriller, d’entrer dans un cercle vicieux de ruminations. Mais si on parvient à changer de perspective, on peut voir le problème comme une occasion d’agir autrement et peut-être mieux. Churchill l’a très bien exprimé: ‘Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité; un optimiste voit l'opportunité dans chaque difficulté.’ C’est exactement ça."
La première étape est de se "reconnecter" au problème et comprendre notre propre attitude: "Le modèle de Brooke Castillo, par exemple, est un outil de coaching qui permet d’appréhender comment nos émotions, nos pensées, nos actions (ou nos inactions) et les résultats qu’elles engendrent sont interconnectés, et peuvent se renforcer mutuellement, positivement ou négativement. Si je pense qu’il n’y a rien à faire face au problème, je ne fais rien, le problème persiste, je suis découragé, etc."
Plutôt que d’en rester là, on va tenter de redéfinir le problème en termes de solutions, et d’abord en rechercher les causes. "L’un des outils les plus simples, ce sont les ‘pourquoi?’; le jeu préféré des enfants de 4 ans, qui posent plein de questions. Par exemple, je peux être frustré parce que je ne passe pas assez de temps de qualité avec mes enfants. Pourquoi? Parce que j’ai trop à faire. Mais pourquoi ai-je trop à faire? Parce que tout est toujours urgent. Et pourquoi tout est urgent? Parce qu'en fait, je ne gère pas mes priorités. Là, le problème se pose différemment; l’impact est différent et la perspective de solution aussi, parce que je peux envisager de mettre quelque chose en place."
Mais quoi? "C’est la troisième étape: choisir les actions pour répondre au problème. Il y a toutes sortes d’outils pour le faire, par exemple la matrice impact-effort, qui aide à classer les actions possibles."
"Le vrai problème", conclut notre interlocuteur, "ce n'est pas d'avoir des problèmes; la vie en est faite. Le vrai problème, c'est de répéter les mêmes attitudes et rencontrer les mêmes difficultés dans les mêmes circonstances."
"C’est pour cela que j’insiste sur l’état d’esprit, sur le ‘mindset’. Si on parvient à approcher le problème sous l’angle de l’opportunité, qu'on a des outils pour en comprendre les causes et agir, ne plus subir le problème mais apprendre et évoluer grâce à lui… en fait, on va adorer avoir des problèmes!"
Pour aller plus loin
Partageons les meilleurs conseils pour résoudre au mieux les problèmes courants: le 22 avril prochain, participez au webinaire "Résoudre les problèmes de tous les jours", animé par Simon Tarea pour le public de l’EPHEC.
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